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Acteur de la transformation des SSII ambitieuses

Celles qui surfent, celles qui rament et celles qui coulent

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1er semestre 2013 : des résultats médiocres


Rapportés à ceux du 1er semestre 2012, les résultats du 1er semestre 2013 des SSII françaises cotées en Bourse ne sont guère brillants :

  • Le chiffre d’affaires global des 15 premières SSII s’accroît de moins de 0,5%. Qui plus est, cette quasi-stagnation est en réalité due à la croissance externe sans laquelle le chiffre d’affaires de ce même panel est en réalité en décroissance !

  • Sur ces quinze sociétés, dix d’entre elles enregistrent une décroissance de leur chiffre d’affaires sur le marché français. Que les 2/3 des SSII françaises régressent sur leur cœur de marché n’est assurément pas un signe de grande vitalité.

  • La moitié de ces sociétés voient leur bénéfice diminuer, souvent de façon significative.

  • Bien qu’en décroissance au niveau de leur chiffre d’affaires, plusieurs SSII, et non des moindres, améliorent leur rentabilité du fait d’une optimisation de leurs charges ou de la cession d’une partie de leurs activités. Or une société ne peut enregistrer de progression durable et régulière de ses profits sans une croissance du chiffre d’affaires basée sur un business modèle performant. L’amélioration de la rentabilité par les charges n’est qu’une solution de pis-aller et ces sociétés doivent rapidement optimiser leur modèle économique.

Ces constats reposent sur des moyennes. Or toutes les sociétés ne performent de la même façon. En segmentant plus finement les acteurs, on peut distinguer :

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- Les SSII qui surfent :
Leur business modèle est en phase avec les évolutions du marché et elles gagnent régulièrement des parts de marché à semestre comparable et en séquentiel. A titre d’exemple, on peut citer Sopra ou Neurones qui, chacune dans leur registre, performent particulièrement en termes d’évolution de chiffre d’affaires et de résultat.

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- Les SSII qui rament :
Elles peinent à adapter leur modèle et perdent régulièrement des parts de marché, le risque étant, si elles ne parviennent pas à trouver le bon business modèle, qu’elles aillent de réorganisation en réorganisation. En particulier, on notera que les trois plus grandes SSII françaises reculent de façon significative sur le marché français qui constitue pourtant leur marché historique.

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- Les SSII qui coulent :
En perte de vitesse, leur chiffre d’affaires régresse chaque trimestre, cette décroissance pouvant être provisoirement masquée par des rachats. Ne parvenant pas à identifier le bon modèle ou dans l’impossibilité de migrer vers celui-ci, elles sont destinées à disparaître à court terme à l’occasion d’un rachat.

Au-delà des effets conjoncturels (effet calendaire, ponts du mois de mai), la médiocrité de ces chiffres témoigne du contexte économique maussade et de la pression tarifaire que subit le secteur depuis plusieurs années. Mais elle illustre aussi les premiers effets de la transition des clients vers le cloud et son impact sur le secteur des services. Comme nous le verrons dans une prochaine chronique, l’évolution vers le cloud va très probablement générer une redistribution des cartes et une nouvelle segmentation des acteurs du service informatique.

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