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Acteur de la transformation des SSII ambitieuses

Résultats en trompe-l'œil pour les SSII cotées



33 SSII cotées, représentant environ 80% des ventes de la profession, ont récemment publié leur chiffre d’affaires 2012. Quelles conclusions peut-on en tirer ?

Chiffre d’affaires 2012 : une belle croissance apparente
Une bonne nouvelle pour le marché : les SSII ne connaissent a priori pas la crise et annoncent un chiffre d’affaires en hausse. Le chiffre d’affaires brut des sociétés cotées a connu une croissance moyenne de près de 8% en 2012, pour moitié due aux acquisitions réalisées et pour moitié à la croissance interne. Toutefois, en prenant en compte le poids de chaque société au sein de ce groupe, on constate que la croissance est largement due aux acquisitions (les plus importantes étant réalisées hors de France) et que la croissance organique moyenne pondérée est en fait seulement de 1,9%.

Poids en CA des différentes catégories de SSII cotées 2
Des vecteurs de croissance corrélés à la taille de la SSII :
  • Grandes entreprises (dont le CA, selon la classification INSEE, est supérieur à 1500 M€) : La croissance globale affichée par ces leaders, dont le CA cumulé correspond aux 2/3 du CA des sociétés cotées, est forte (13%). En revanche la croissance organique (1,5%) pèse peu dans ce résultat. Cette écart entre les 2 types de croissance signifie qu’il est difficile pour ces grandes sociétés de gagner des parts de marché du fait de leur action commerciale, mais qu’elles disposent d’une trésorerie leur permettant d’en acheter massivement

  • Entreprises de taille intermédiaire (CA compris entre 50 et 1500 M€) : La croissance interne de cette catégorie, représentée par 27 sociétés pesant le 1/3 du CA des sociétés cotées, est plus soutenue que celle des leaders puisqu’elle s’élève à 4,5%. Ces entreprises procèdent aussi à des acquisitions, quasiment à hauteur de leur croissance interne puisqu’au global la croissance de ce groupe s’élève à 8,5%. En segmentant plus finement, on constate que la croissance organique des petites ETI dont le CA est compris entre 50 et 500 M€ est plus de 2 fois supérieure à celle dont le CA est compris entre 500 et 1500 M€. En revanche, ces dernières ont une croissance globale plus forte du fait des acquisitions, se rapprochant ainsi du comportement des grandes SSII

  • PME (CA inférieur à 50 M€) : En moyenne, elles décroissent et ne procèdent pas à des acquisitions, probablement du fait d’un manque de moyens (mais l’échantillon n’est pas suffisamment représentatif)

CROISSANCE SSII 3
Ainsi, mais est-ce une surprise, plus les entreprises gagnent en taille, moins elles gagnent de parts de marché de façon organique et plus elles achètent des parts de marché via des acquisitions.






Une perspective 2013 morose :

L’activité d’un trimestre s’inscrivant généralement dans la continuité de celui qui l’a précédé, il est intéressant de relever l’activité communiquée par chaque société au titre du 4ème trimestre 2012 :
  • Les ETI enregistrent des croissances internes très positives sur le 4ème trimestre 2012 (en moyenne 4%), en particulier les plus petites d’entre elles (segment de 50 à 100 M€ de CA). En revanche, la croissance des leaders est nulle et celle des PME est négative

  • Sur neuf SSII en décroissance sur 2012, huit le sont encore au 4ème trimestre. Cela signifie que le travail de réorganisation a été entrepris de façon trop poussive ou trop tardivement, et que le 1er semestre 2013 sera probablement difficile pour ces sociétés


Une valorisation boursière très corrélée à la taille et au dynamisme de l’activité :
Les SSII sont valorisées en moyenne à 37% de leur CA 2012 et il existe clairement une corrélation entre la taille et la valeur boursière.
Ainsi, la valeur boursière correspond en moyenne :
  • à 45% du CA pour les sociétés dont le CA est supérieur à 500 M€

  • à 35% pour celles dont le CA est compris entre 500 et 50 M€

  • tandis que la valorisation des PME est en moyenne de 23% de leur CA

De même on note une corrélation entre le dynamisme de l’activité en 2012 et la valeur boursière : 90% des sociétés en décroissance sur 2012 ont une valorisation boursière inférieure ou très inférieure à la moyenne.
A titre de comparaison, la société Proservia (effectif : 500p à l’époque de son rachat) avait été acquise par Manpower en 2011 pour un montant correspondant à 40% de son CA, soit un niveau proche des moyennes observées.
Comparer la valorisation moyenne aux prix auxquels se négocient les sociétés rachetées, permettraient de déterminer si les sociétés cotées sont sur ou sous-valorisées. Encore faut-il que les prix d’acquisition soient rendus publics, ce qui est rarement le cas.



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