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Acteur de la transformation des SSII ambitieuses

SERVICES INFORMATIQUES

Le dominant l'emporte toujours...

Accaparé par d'autres activités, j'ai depuis quelque temps délaissé ma rubrique consacrée aux SSII, avec d'autant plus de facilité qu'il se passait peu de choses intéressantes sur le marché. Deux évènements récents m’ont néanmoins incité à me remettre à l’ouvrage et à rédiger ce billet estival.


"Une fusion entre égaux"

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Sopra a récemment annoncé le départ de son DG. Rien d'extraordinaire si ce n'est qu'il s'agissait de l'ex-PDG de Stéria, SSII acquise l'an dernier par Sopra. Il va de soi que son remplaçant fait partie de l'état-major de l’acheteur.
On se souvient qu’à l'époque (croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer), les dirigeants des deux sociétés nous avaient assuré qu'il s'agissait d'un "rapprochement entre égaux, dont la gouvernance serait équilibrée". Le naturel a vite repris le dessus et il n'aura pas fallu un an pour que la culture dominante l'emporte. Exit la fusion entre égaux et exit celui qui symbolisait la proie !

La fusion Econocom - Osiatis
Le départ du DG en charge des services de Econocom, précédemment PDG de la société Osiatis rachetée en 2014 par Econocom, s’inscrit dans la même logique. L'histoire est intéressante car il s’agit d'un scénario récurrent.

A l’étroit sur un marché stagnant, une entreprise saine et riche décide d'investir massivement dans les services informatiques. La rentabilité et le taux de croissance de ce nouvel eldorado, proche de ses autres métiers, sont supposés assurer un avenir radieux au nouvel ensemble.
Accessoirement ce marché est régi par des règles différentes qu'ignorent totalement les dirigeants en place. Après quelques acquisitions mineures censées leur apporter la maîtrise de ce nouveau marché, les prédateurs prennent le contrôle d’une SSII importante. Le centre de gravité du nouvel ensemble se déplace alors largement vers les services informatiques.

Sagement, notre prédateur en confie la direction aux experts, autrement dit au management de la proie. Méfiant, il fait néanmoins en sorte que son activité Services, pourtant complémentaire de la société rachetée, conserve son indépendance.
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Deux systèmes juxtaposés se regardent alors en chiens de faïence. L’absence de synergie, les problèmes de territoire, les luttes de pouvoir, des cultures aux antipodes et des systèmes sociaux différents, tels sont les ingrédients de cette cohabitation forcée. Résultat : la situation se dégrade rapidement, tant sur le plan de la rentabilité qu’en termes de parts de marché !

La faute rejaillit tout naturellement sur le management du racheté, à qui on avait imprudemment confié les clés ! C’est du moins la thèse mise en avant par le management du prédateur qui en profite pour reprendre le pouvoir et virer l'équipe précédente. C’est probablement à ce stade qu’en est aujourd’hui Econocom.

Le plus souvent, l’histoire ne s’arrête pas là. La théorie simpliste du management tendance « canal historique » est rarement la bonne et ne reflète dans le meilleur des cas qu’une partie de la réalité. Nouveaux sur ce marché, ces managers font alors leur apprentissage. La rentabilité et la part de marché ne tardent pas à se détériorer encore davantage. Après plusieurs réorganisations, la société finit par trouver, plus ou moins par hasard, la formule qui lui permet de repartir de l'avant. Entretemps, la valeur de ce qu'elle a acheté a bien entendu fondu !

En résumé, l’intégration d'une SSII est loin d'être un long fleuve tranquille. A l’instar des meilleures séries TV dont elle possède tous les ingrédients (alliances de façade, trahisons, éliminations, rebondissements…), la fusion de deux SSII s'étale sur plusieurs saisons. Une constante : les dominants l’emportent toujours... avant d’être eux-mêmes rachetés !



Les enfants du bon Dieu et les canards sauvages

Il est surprenant de constater le degré de créativité dont savent faire preuve les dirigeants des SSII à l’occasion de la publication des rapports financiers trimestriels.
Il est vrai que les résultats du premier trimestre 2014 n’incitent guère les investisseurs à l’enthousiasme ! En les comparant à ceux du premier trimestre 2013, on constate que la croissance des treize premières SSII cotées est inférieure à 1%. Quant aux trois premières SSII françaises, dont le chiffre d’affaires représente les trois quarts du Top 10, elles décroissent de 0,4%.
On comprend donc mieux la nécessité de présenter ces résultats médiocres sous leur meilleur jour.
Voici quelque florilèges extraits de rapports parus récemment :

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Un système peut tomber en marche

La plupart des SSII s’enorgueillissent de proposer une activité forfaitaire. Pourtant, il est rare que cette activité dégage du profit et procure de réelles satisfactions.

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Le défenseur des marges


Le Syntec : le défenseur des marges !

Le Syntec n’a jamais été en manque de créativité pour essayer d’optimiser la marge de ses adhérents.
Dès les années 60, il publie le fameux indice des coûts salariaux qui permet aux forces commerciales des SSII de justifier pendant de nombreuses années des hausses de tarif successives.

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2013 : une année pour rien

SSII (ESN pour les initiés) : Une année pour rien ?

Les chiffres d’affaires publiés au titre du 3ème trimestre sont à l’image des précédents : médiocres !

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Le cinquième élément

Une partie à 4
Dans une précédente chronique, nous avions observé que la valeur ajoutée créée par les SSII se partageait, après paiement des frais financiers, entre 4 acteurs :
- Une grande partie de la valeur ajoutée est captée par l’Etat via les impôts et les charges dont il détermine lui-même le montant,
- En second lieu interviennent
les clients via la pression tarifaire qu’ils parviennent à imposer du fait d’un rapport de forces favorable,
- les deux acteurs restants,
les salariés et les actionnaires, se partagent ce qui reste.

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Le partage du gâteau

La richesse produite par une entreprise se répartit entre quatre acteurs :

  1. L’état qui, au travers des charges et des impôts, prélève d’office la part dont il a lui-même déterminé le montant,

  2. Le client qui bénéficie de prestations à des prix plus ou moins élevés selon sa capacité à fixer les tarifs,

  3. Le personnel qui perçoit des salaires et bénéficie d’avantages non salariaux,

  4. L’actionnaire qui reçoit des dividendes et peut bénéficier d’une plus-value.

L’équilibre est atteint lorsque cette richesse est répartie de façon harmonieuse entre toutes les parties. Mais bien souvent les acteurs considèrent que la part qui leur est dévolue est insuffisante.

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Celles qui surfent, celles qui rament et celles qui coulent

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1er semestre 2013 : des résultats médiocres


Rapportés à ceux du 1er semestre 2012, les résultats du 1er semestre 2013 des SSII françaises cotées en Bourse ne sont guère brillants :

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Pénurie de compétences : la paradoxe du secteur informatique

Quand un produit ou un service est rare et recherché, son prix grimpe. C’est une loi de l’économie et c’est surtout un raisonnement de bon sens. Pourtant, alors que les acteurs du secteur informatique français ne cessent de déplorer la pénurie de compétences, le prix de vente des services informatiques, loin d’avoir augmenté, a fortement baissé ces 10 dernières années. Comment expliquer ce paradoxe ?
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L'année 2013 ne démarre pas bien !

Représentant plus des ¾ de la production des SSII françaises, les 10 premières SSII françaises cotées viennent de publier leur chiffre d’affaires du 1er trimestre 2013. Quels sont les faits marquants et quels enseignements peut-on en tirer ?

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L'international : l'eldorado des SSII ?

La croissance internationale : moteur principal des SSII en 2012
18 SSII cotées à Paris ont communiqué leurs résultats de façon suffisamment détaillée pour permettre une analyse de l’évolution de leur chiffre d’affaires.

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Résultats en trompe-l'œil pour les SSII cotées

33 SSII cotées, représentant environ 80% des ventes de la profession, ont récemment publié leur chiffre d’affaires 2012. Quelles conclusions peut-on en tirer ?

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Les référencements sont-ils efficaces ?

Utilisé depuis une dizaine d’années par les directions Achats des grands donneurs d’ordres, les référencements, qui permettent de professionnaliser l’achat de prestations intellectuelles, bénéficient en apparence aux deux parties :

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