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Acteur de la transformation des SSII ambitieuses

Le partage du gâteau

La richesse produite par une entreprise se répartit entre quatre acteurs :

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    L’état qui, au travers des charges et des impôts, prélève d’office la part dont il a lui-même déterminé le montant,

  2. Le client qui bénéficie de prestations à des prix plus ou moins élevés selon sa capacité à fixer les tarifs,

  3. Le personnel qui perçoit des salaires et bénéficie d’avantages non salariaux,

  4. L’actionnaire qui reçoit des dividendes et peut bénéficier d’une plus-value.

L’équilibre est atteint lorsque cette richesse est répartie de façon harmonieuse entre toutes les parties. Mais bien souvent les acteurs considèrent que la part qui leur est dévolue est insuffisante.

Comment se répartit la valeur ajoutée créée par les SSII (qu’il est dur de parler d’ESN !) entre ces différents acteurs ?
Jusqu’au début des années 2000, l’industrie du service informatique se caractérisait par une pénurie de compétences combinée à une forte demande des utilisateurs. De cette situation découlait un rapport de forces qui :
  • avantageait le personnel dont les salaires d’embauche étaient attractifs et les augmentations significatives,

  • bénéficiait à l’actionnaire qui voyait son investissement s’apprécier chaque jour davantage,

  • pénalisait le client qui payait de plus en plus cher un service dont il avait de plus en plus besoin.

Plusieurs évènements bouleversèrent la donne :
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Imposée par l’Etat, l’application des 35h au sein des SSII s’est traduite par une augmentation du coût du travail. Or, contrairement à ce qui se passait précédemment, les SSII n’ont pas pu répercuter cette contrainte supplémentaire dans leurs prix. A l’occasion de la crise de 2001-2003, et suite aux excès du passage à l’an 2000, les clients se sont en effet emparés du «pricing power» et ont imposé des baisses de prix significatives.
Il en est résulté un nouvel équilibre qui prévaut encore aujourd’hui :
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alors même que la part de l’Etat continue d’augmenter, une grande partie de la valeur ajoutée est captée dès l’amont par le client du fait de la pression tarifaire que celui-ci réussit à imposer. Les deux acteurs restants se disputent la portion congrue : le pouvoir d’achat des salariés s’étiole tandis que les actionnaires voient la valorisation boursière de leurs titres baisser depuis 10 ans. Conséquences : l’image sociale des SSII se dégrade et les investisseurs délaissent ce secteur.

Comment les parts de gâteau peuvent-elles évoluer ?
Evolutions à probabilité forte :
  1. l’Etat continue à prélever sa dîme.

  2. Le client, du fait d’un rapport de force qui lui est favorable, continue à capter une part excessive de la richesse.

Parmi les évolutions autres possibles :
Hypothèse 1 :
Les salariés et les actionnaires conviennent de supprimer tout ou partie des RTT et de monétiser dans le salaire une partie de la production supplémentaire : le pouvoir d’achat du salarié augmente et la rentabilité de l’entreprise s’améliore. Ce scénario, qui permet de décrisper les relations sociales tout en améliorant le revenu de l’actionnaire, suppose une modification de la réglementation donc l’accord de l’Etat.
Hypothèse 2 :
En favorisant l’émergence de nouveaux cursus de formation de niveau technicien ou ingénieur, les clients les plus importants augmentent le stock de compétences disponibles plus vite que les besoins ne croissent. Ce scénario permet au client de conserver une position forte via la pression tarifaire, et désavantage le salarié.
Hypothèse 3 :
Soutenues par des fonds d’investissements qui leur apportent les moyens de leur croissance, quelques SSII organisent la concentration du secteur et bénéficient d’un rapport de forces favorable pour négocier avec leurs salariés et leurs clients. Ce scénario privilégie l’actionnaire qui, en contrepartie de son investissement, capte à son profit une partie de la part du client qui pourrait alors être tenté de se tourner davantage vers l'offshore.
Hypothèse 4 :
Quelques SSII, optant pour un pari plus risqué, investissent dans la création de valeur. En cas de réussite, le pari profite à tous, y compris au client qui consent un prix de vente plus élevé en contrepartie d'une vraie valeur ajoutée et non plus d'un service banalisé.



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